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 La Légende

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MessageSujet: La Légende   13/6/2014, 19:44 |  Citer  |   Editer  |  Supprimer  |

la légende


Ainsi, vous êtes vous aussi des chercheurs de Légendes. Ils sont de plus en plus rares, de par les temps... Aussi, je suis certain que nous allons nous entendre à merveille.
Oh, toutes mes confuses, je ne me suis pas présenté ! Je suis Le Manuscrit. Témoin matériel de toutes les Légendes du monde, je suis en capacité de toutes les retracer, dans l'exactitude de tous les faits. C'est à moi qu'ont été consignées toutes les histoires qui, avec le temps, ont pu devenir ce que vous appelez aujourd'hui Légendes.

Je suis une mémoire vivante. Feuilletez mes pages, choisissez une histoire, un chapitre. Laissez-vous emporter par la magie des mots et la force de votre imagination.
Oh. La Légende des Terres de Dihurnya. Excellent choix. Venez-donc à la rencontre des Créateurs...



Dernière édition par Le Manuscrit le 13/11/2014, 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Légende   13/6/2014, 19:50 |  Citer  |   Editer  |  Supprimer  |

l'ère des trois


Nous sommes dans des temps futurs. Lointains, si lointains que l'Homme a disparu de la planète. Les Bipèdes ne sont qu'un vague souvenir. La Nature a repris ses droits, les animaux ont réintégré leur place. Ils naissent, se reproduisent, et meurent, selon l'immuable menuet de la vie.
Et pourtant, les souvenirs des Hommes semblent comme conservés sur la Terre. Leurs histoires et leurs légendes persistent dans la mémoire des équidés. Ils se souviennent de tout. Et encore plus du dicton qui dit que, pour qu'une légende soit vraie, il faut juste y croire...

Un jour, une jeune jument, coquette et délicate, chercha les Elfes dans la forêt. C'est ainsi que Dame Isië, la guerrière Elfe, put reprendre vie. Afin de remercier celle qui l'avait invoquée, elle lui offrit une corne, symbole de force et de pureté.
Au même moment, deux jeunes mâles, frères jumeaux, scrutèrent les champs, à la recherche des fées. Laulkhel, le Seigneur Fée, leur apparut. Et, en gage de sa gratitude d'être revenu sur Terre, il décida de munir ces deux chevaux d'ailes. L'un d'entre eux obtint deux ailes dignes des plus beaux rapaces; l'autre hérita de deux ailes de papillons, fines et colorées.
Quelques temps plus tard, enfin, une petite pouliche, pas plus haute que trois pommes, appela près des rivières un bonhomme au chapeau pointu. Maître Dwilaïn, le lutin des temps anciens, put venir jouer avec elle. Avant de se séparer, il la para de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, brillantes, et disposées en de savants motifs.

Voyant les miracles accomplis sur leurs congénères, les chevaux se mirent à croire à ces légendes, devenues vivantes. Les années passant, les générations se succédant, les mélanges s'accomplirent, laissant naître des poulains à plumes et à cornes, parés de myriades de coloris.
Les chevaux croyant toujours plus à ces trois légendes, elles obtinrent plus de pouvoir. Et, afin de remercier toute cette nation qui les maintenait en vie, ils s'allièrent pour créer un monde à leur image, afin d'accueillir ces chevaux dans un paradis terrestre.
Ce territoire créé fut appelé Dihurnya. Les trois légendes furent renommées les trois Créateurs. Chacun d'entre eux choisit de reprendre forme équine, suivant les cadeaux qu'ils avaient offert : la licorne pour Isië, le pégase pour Laulkhel, et un cheval aux multiples changements de couleur pour Dwilaïn.
Ils accueillirent 999 chevaux sur leurs Terres, avant de les fermer au monde extérieur. Les Créateurs devinrent de plus en puissants. Les Chevaux de leurs Terres se reproduisaient, et devenaient jour après jour de plus en plus nombreux. Galvanisés de ce succès, et surtout très reconnaissants envers leur peuple, les Créateurs ont décidé d'offrir des Pouvoirs aux équidés. Petites parcelles par petites parcelles, ils offrirent un Don à ceux qui le demandaient et qu'ils appréciaient. Ils étaient souvent deux à proposer, et un seul à être choisi. Les enfants des Légendes purent enfin goûter aux joies de la magie. Dihurnya évoluait peu à peu, suivant toujours la règle tacite qui faisait que l’on croyait à nos Créateurs pour obtenir ce dont nous rêvions…

- Et la suite, grand père ? La suite !
- La suite ? Elle n’est guère que désolation et mauvais souvenirs. Je ne suis pas certain qu’elle soit faite pour une pouliche de ton âge. Elle ne serait que source de cauchemars…
- Papa a dit que j’étais grande, maintenant !
- Alors, si Papa l’a dit…

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MessageSujet: Re: La Légende   20/6/2014, 20:55 |  Citer  |   Editer  |  Supprimer  |

le royaume d'isië


Mais tous les esprits ne peuvent se contenter d’une Légende heureuse. Dame Isië, guerrière dans l’âme, était de ces esprits-là. Jugeant la plupart des Dihurnyans indignes de son intérêt et les deux Créateurs trop faibles à son goût, l’Elfe belliqueuse révéla sa vraie nature. Aidée de seulement quelques-unes de ses licornes, elle voulut s’emparer de toutes les Terres. Nul ne savait d’où elle tirait ce pouvoir, il était trop puissant pour ce qui n’était censé être qu’une Légende. Jamais personne n’avait pensé que tant d’équidés pouvaient lui accorder suffisamment d’affection pour qu’elle devienne aussi forte. Le peuple Dihurnyan l’avait sous-estimée, et elle se vengeait d’eux à présent. Et, plus encore, les deux Créateurs armés de bonnes intentions n’avaient rien vu venir. Trop occupés à maintenir leurs Terres attrayantes et agréables, ils avaient laissé grandir la menace dans l’ombre, petit à petit.

Personne n’a rien pu faire. Isië a d’abord conquit les Terres de la surface, transformant le monde vivant et coloré de Dwilaïn en un champ de cendres et de fantômes. Puis le ciel, prenant possession du magnifique château de Laulkhel. Finalement, l’Elfe ne s’arrêta pas là. Elle tua le Pégase, et l’esprit Fée et bienveillant qui faisait la sagesse de Laulkhel s’éloigna en une myriade d’étoiles. Ceux qui en doutaient encore purent apprécier toute la puissance de la licorne : elle avait réussi à tuer une Légende. D’un seul coup de corne, elle avait réduit à néant la création d’une nation entière, la croyance de générations d’équidés, la Légende de milliers de Dihurnyans. Le généreux donateur des ailes n’était plus. Dihurnya était tombée aux mains de la sombre Isië, et personne n’était assez puissant pour venir lui disputer ce qui était devenu son royaume.
Elle réhabilita le Château des Pégases pour en faire son lieu de vie. Il devint plus luxueux, mais acquis un caractère plus sombre que nul ne savait expliquer. Afin de maintenir la vie, elle prit relativement soin de la surface de Dihurnya, et créa ce que beaucoup d’entre nous appelle un Paradis. Un monde luxuriant, bordé d’eau et de verdure. On dit que cette espèce de jungle lui rappelait celle où elle était née ; celle où les Elfes ont été créés par la simple imagination des Hommes. Elle laissa les souterrains à l’abandon, la vie sous terre ne lui rappelant que trop l’ancien temps, l’ancienne époque où elle ne régnait pas sur Dihurnya. Elle s’arrangea pour que l’accès soit fermé à jamais. Dihurnya, autrefois fruit de la collaboration des Trois Créateurs, était devenu tel que tu le connais aujourd’hui : le Royaume d’Isië.

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MessageSujet: Re: La Légende   20/6/2014, 20:59 |  Citer  |   Editer  |  Supprimer  |

les temps de l'espoir


Isië, rebâtissant le château, ne tarda pas à voir arriver des équidés de tous horizons. Etait-ce par peur ? Par idéologie ? Ou simplement par admiration pour elle ? Quoi qu’il en soit, de nombreux Dihurnyans vinrent lui prêter allégeance et lui jurer leur soutien. La petite armée de fidèles qu’elle avait emmenés avec elle ne fit que croître. Elle acceptait même les Pégases et les simples Chevaux, se moquant à présent bien de leur origine, puisqu’ils l’écoutaient. Elle leur permit de vivre tranquillement dans le Château, et sur les Terres. S’aidant de tout un réseau d’informateurs et d’équidés à son service, elle gardait un œil sur tout le monde.
Aujourd’hui, c’est toujours le cas. Isië n’a plus une emprise totale sur ses Terres, elle a confiance. Ce peuple qu’elle s’est constitué, nous l’appelons les Inalïs.

Mais certains, refusant de vivre sous son joug, sont restés tranquillement sur les Terres. Dwilaïn, le Lutin, faisait partie d’eux. Ils avaient survécu au feu et à la cendre qu’Isië avait cru pouvoir utiliser pour détruire les forêts. Mais la grande partie de rivage de la création de Dwilaïn avait été sauvée, épargnée par le feu. Se rassemblant sur une île au large, l’Elfe leur permit de mener leur vie sur les Terres en elles-mêmes. Elle leur donna l’autorisation de vivre « comme avant », à la seule et unique condition qu’ils ne chercheraient jamais à lui nuire.
Ce fragile équilibre, parfois mené à être détruit, et pourtant toujours intact, est du à l’autonomie de ces chevaux, rassemblés autour de Dwilaïn, qui ne souhaite plus se servir de ses pouvoirs puissants trop souvent et prône une paix qui lui était auparavant bien futile. Ces braves équidés, délivrés du joug du Royaume, on les appelle les Alcendras. En hommage au feu qui a ravagé leurs terres, et qui pourtant n’a pas empêché leur reconstruction.

- Mais nous, grand père ? Nous ne sommes ni des Inalïs, ni des Alcendras.
- C’est vrai, ma petite fille. Nous sommes des Rêveurs. Nous sommes les descendants des équidés qu’Isië a cru tuer en fermant ses souterrains. Nous vivons, reclus sous terre la plupart du temps. L’Elfe connaît notre existence, mais ne connaît rien de notre pouvoir. Alors elle nous laisse vivre en paix, pour le moment. Nous sortons parfois, mais ne révélons jamais notre identité. Et, nous aussi, nous avons notre Légende. Afin de venger Laulkhel, le fée mort sous les coups de la licorne, nous nous sommes mis à croire. A croire pour assurer notre survie et espérer un jour délivrer ces terres du joug d’Isië.
Petite Fée, descendante de Laulkhel, est arrivée.

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